I Way

Homme de lettres et fier de l'être. La bêtise le répugne. Atteint d'éléphantiasis et d'hédonisme, il éprouve une aversion toute particulière envers l'ignare pubère hydrocéphale;
Curieux, rigoureux et perfectioniste au quotidien. La rumeur orchestrée, le buzz, le ragot, les messes basses. Ne rien dire mais n'en penser pas moins. Fouteur de merde, grognon et pas trop con, il exaspère et répugne autant qu'il attire et intrigue. J'ai nommé iWay.

HAL


Un pseudo ruse de raison, non pas par crainte de représailles mais par envie. Envie d’intriguer. L’énervement est salutaire. Trop de consensus, trop de politiquement respectueux. Fi ! il faut que revivent l’irrévérence, l’opinion émise, assumée et la pensée propre à chacun. Pas de pensée inique avec Hal. Mais Hal n’est pas que de l'agitation verbale, ce serait par trop facile. C’est prendre du recul, apporter un regard différent, critique, amusé sur la société, les stars, la politique dans laquelle il a versé quelques années, les mots dont il a fait un métier, une passion. Mal élevé sûrement, grande gueule assurément. La liberté de dire, d’écrire est la base de toutes les autres libertés ; elle est pour Hal une passion revendiquée en permanence.

"Si l'on ne croit pas à la liberté d'expression pour les gens qu'on méprise, on n'y croit pas du tout."  Noam Chomsky

BELIAL


Simple étudiant borné à rester dans le rang. Ne possède du démon dont il a le nom que deux traits : l’inutilité et l’absence de valeurs morales. Cela lui permet d’observer, d’analyser et de juger ce qui l’entoure. Envieux, goinfre, paresseux, il sait néanmoins parfaitement utiliser ses trois qualités pour s’infiltrer dans sa société. Passionné de Jean Yann, mettrait volontiers en pratique sa théorie de la violence au quotidien.
Lutte activement contre le politiquement correct, la bonne pensée et la dictature communiste des schtroumpfs. Champion pour faire courir des rumeurs, il est  déconseillé de l’utiliser dans les soirées mondaines et les buffets huppés.
Croit en l’Homme et tout ce que cela implique, en particulier à ses mauvais penchants.

Last Com'z

"Fuck, i'll fuck all these fucking phoques" De Gaulle le 18 juin 1940

Bienvenue


    L’envie de (re)créer un blog pour y diffuser mes idées et mes déboires m’obnubile depuis plusieurs semaines. En cette soirée rongée par l’insomnie, je me décide à accomplir la chose.
    Loin de moi l’intention d’une propagande ou d’une morale infondée dont je ne saurais tenir un discours juste et clairement expressif. Si je rédige ces quelques mots, c’est dans le but d’un partage collectif (pléonasme mais ça sonnait bien) de mes pensées les plus diverses et certainement les plus farfelues. C’est l’occasion pour vous d’en apprendre davantage sur ma personne et l’occasion pour MOI, MOI et encore MOI, d’apprécier mon travail cérébral en constante agitation, enfin illustré sur un support digne de ce nom. Ecrire me libère et reste pour moi la meilleure des façons de s’exprimer. L’art des mots est une passion avec laquelle j’aime jouer.
Aussi, je passe outre les jugements infondés que l’on peut associer aux blogs en général, et m’autorise ce soir à céder à la tentation, celle de me libérer l’esprit. Toi qui parcours ces signes arbitrairement liés entre eux, considère ces “mots” comme un appel au débat, au questionnement, à la curiosité. Ne laisse une trace de ton passage que ceux qui ont quelque chose de, soit très fondé à raconter et ajoute une plus-value à ce qui a déjà été ennoncé ; soit de complètement dingue et immoral. J’estime qu’on ne joue pas n’importe comment avec les mots, aussi faut-il faire le choix, et savoir le faire, de la façon dont on souhaite les employer, par simple respect pour eux.
Je te souhaite, très cher lecteur, un voyage enrichissant et emplis de plaisirs dans l’univers de mes maux.

Le journal d'un énervé

Dimanche 20 septembre 2009

Quand la nostalgie étreint l’homme de bien qui milite pour la grandeur de son pays, c’est vers les anciens républicains qui un jour étaient policiers qu’il faut se tourner.

Si Pétain et une grande partie de la France ne pouvaient pas être accusés d’avoir une attitude hostile à l’égard du germanique occupant, nul doute que son jumelage franco-germanique a laissé dans les mémoires des traces de souvenirs équivalentes à celle que l’on trouve au fond d’un caleçon…

Cette entrée en matière quelque peu sauvage ferait pour un peu passer la police française pour une bande de néo-fachos bas de plafond, et je ne voudrais pas qu’il en soit ainsi, aussi vais-je éclairer mon propos à l’aide d’une actualité parue dans un excellent journal que je ne citerai pas, l’info ayant été relayée partout sur le Net.

Ami nostalgique de la grandeur de l’empire ou du deuxième œil du borgne blond, ne rêvez pas, ce n’est pas « Je suis Partout ». Sartre n’était pas disponible depuis son décès très regretté pour écrire dans ce splendide organe de presse.

La police française, bien connue pour ses faits d’armes au Vel d’Hiv par exemple, revient sur le devant de l’actualité. Citons :

 

« Alliance, 2e syndicat de gardiens de la paix, a dénoncé samedi l'initiative de la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP) de l'Essonne qui a ouvert une adresse électronique afin que les habitants puissent transmettre des renseignements sur des infractions dont ils auraient connaissance, soutenue par le Syndicat des commissaires.

"C'est une fausse bonne idée", a déclaré à l'AFP le secrétaire général du syndicat Jean-Claude Delage, et "je condamne cette initiative locale" qui est de la "poudre aux yeux".

"C'est une police d'une autre époque et je ne vois pas comment nos collègues pourront faire et trier les bonnes ou mauvaises informations ainsi recueillies", a-t-il fait valoir en mettent en exergue les "difficultés" actuelles dans les effectifs de la police.

M. Delage a ajouté que ce "n'est pas la première fois" que Jean-Claude Borel-Garin, directeur départemental de la sécurité publique de ce département "se distingue de la sorte".

Il avait mis en place au cours de l'été, rappelle M. Delage, un code de bonne conduite automobile pour ses policiers qui avait suscité une vive réaction des syndicats de policiers s'estimant "infantilisés".

Emmanuel Roux, secrétaire général adjoint du Syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN, majoritaire) a pour sa part, à l'AFP, apporté son "soutien" au DDSP. "C'est une façon pour les habitants de signaler à la police, de manière feutrée, des faits de délinquance qui les touchent", a-t-il dit et M. Borel-Garoin "fait bouger les lignes".

M. Roux a ajouté qu'il "aimerait voir de telles réactions d'indignation quand la police est attaquée sur internet par exemple".

Une boîte aux lettres électronique a été mise en place par la DDSP ayant pour but de "mieux répondre aux attentes de la population notamment en ce qui concerne les délits troublant la tranquillité des habitants comme par exemple l'occupation des halls d'immeuble, les ivresses sur la voie publique, ou les rodéos de motos", a-t-elle annoncé vendredi. »

 

Quelle belle actualité non ? Depuis l’avènement du nain de jardin de l’Elysée, la démocratie en avait déjà pris pas mal dans la tronche ; son passage au ministère de l’Intérieur fut judicieusement remarqué pour les mêmes raisons assez peu tournées vers l’intérêt public et républicain, mais là, cette démonstration locale de gouvernance des milieux policiers en ré-impliquant les citoyens dans la démarche sécuritaire…. Voilà qui est séant… décent devrais-je même dire.

Une vraie entreprise fascisante participative. Il est vrai que depuis le développement du Web 2.0, il fallait bien que celui-ci serve enfin les intérêts sécuritaristes du défenseur de la veuve essentiellement blanche et de l’orphelin favorablement blondinet.

 

Au nom de quoi la police dont on peut regretter et vertement condamner les excès de zèle historique remet-elle en œuvre ces anciennes traditions de délation pétainiste ?

Qui pis est, on peut être sûr que les gentils citoyens ne vont pas se gêner pour dénoncer allègrement le délinquant maghrébin ou le voyou vaguement marginal… le voleur de poules manouche ou le terroriste indigne qui mettra un pied dans leur jardin décoré à l’effigie du président actuel de l’ex-république française : les nains de jardins, Simplet en avant, portent fièrement les couleurs de la sécurité française.

Las, les oripeaux républicains sont foulés au pied par le vaniteux cacochyme défenseur de la liberté de la DDSP de l’Essonne… ce qui contextuellement sent un peu le soufre et le zyklon B…

Au nom de quoi peut-on, dans les préfectures et au ministère de l’Intérieur laisser faire de telles pratiques niant tout des fondements constitutionnels ? Au nom de quoi doit-on entretenir les peurs puériles qui font des citoyens des moutons effrayés infâmes ? Au nom de quoi doit-on se plier aux règles des zélateurs du tout sécurité au risque de voir mettre à bas les derniers soubresauts d’une république fut-un temps pertinente ?

 

La servilité d’une population se mesure à la hauteur de la répression mise en place contre elle, ou plus exactement à la hauteur des moyens de répression que cette population laisse prendre contre elle… Si l’on est esclave, c’est qu’on le veut bien, laissait comprendre en substance Etienne de la Boétie… Et plus on réprime, plus une population a peur.

Or, Thomas Jefferson était très clair lorsqu’il disait que ce n’est pas la population qui devrait avoir peur des gouvernants mais les gouvernants qui devraient avoir peur de la population… Malheureusement, cette utopie libertarienne n’existe que dans l’idée. Les populations se laissent faire, passives….

Et cet exemple de délation facile par mail est symptomatique du degré de défiance qui existe entre les citoyens. La police ne pourra démêler les écheveaux de vengeance, de vraie délinquance, de dénonciations infondées. Le soupçon sera permanent.

 

On revient alors à la lettre de cachet, à tout le moins le principe en est-il proche. La dénonciation arbitraire pouvant amener à une enquête laissera planer le doute sur la personne dont on rappelle que, dans le droit, elle est présumée innocente. Maintenant, avec ces appels à la délation, elle sera présumée coupable et le restera pour les voisins parce qu’elle aura été dénoncée.

 

L’ambiance civile n’en deviendra que plus lamentable, le climat pesant montera les citoyens, les habitants d’une communauté, les uns contre les autres. Tout le monde se surveillera, s’épiera. Comme si on pouvait baisser les taux de délinquance en demandant à tout un chacun de se surveiller…

 

Nul régime démocratique ne peut exiger de ses concitoyens qu’ils mettent en place les conditions de la négation de ses libertés fondamentales.

Pourtant, cette population baignée depuis des années dans la peur de l’autre serait bien capable d’accepter de perdre ses libertés pensant qu’elle va y gagner…. Elle se trompe lourdement.

Relire La Boétie et son essai sur la servitude volontaire, Français encore un effort si vous voulez être républicains, de Sade, le Dictionnaire Philosophique de Voltaire, et Louise Michel, Bakhounine, et bien d’autres encore serait pertinent pour cette population qui veut se laisser asservir.

Hal
Par Quelqu'un
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Jeudi 13 août 2009

Août arrive en sa moitié et déjà, sur les plages emplies de ce peuple gras d’ouvriers et de chômeurs, se profile l’horizon d’une rentrée des tiers provisionnels qu’on ne pourra pas payer parce qu’il fallait emmener le petit dernier à Royan pour qu’il ne passe pas pour un cas social dans sa ZEP à la rentrée.


Ah !  Royan. Cette ville balnéaire si délicieuse à la vue de l’indigène… ses plages de sable gras, ses jeunes sportifs de l’Essonne qui viennent à la rencontre du bon peuple de France et qui finissent en taule… Tout ça parce que les mœurs délinquantes ne s’accordent pas avec la franchouillardise estivale… Vous en faite quoi de l’intégration sociale ? Egoïste peuple de touristes !

Royan… ses glaciers où maman accompagnée de sa marmaille regagne les kilos qu’elle a perdu avant l’été en se ruinant la cellulite et ses fesses flasques avec weight watcher et son régime de l’été Femme Actuelle. Il lui aurait plutôt fallu Modes et Travaux à la mégère.

Et ces enfants de touristes braillards, vagissants sous le soleil incertain de la côte Atlantique… ça donne des envies de foutre les lardons au congélateur. Ils pourront entonner l’hymne de Jordy « Dur Dur d’être bébé ».

Touriste, je te hais. Voilà, c’est dit.

Ca ne me soulage en rien, rassure-toi.



Mais entre nous, au nom de quel profonde imbécillité te sens-tu obligé à tant de suffisance dans tes comportements alors que tu viens à la rencontre de l’indigène ? Je veux bien croire que l’escroc de boutique de plage peut montrer une certaine hostilité à l’égard de tes allocations de chômage, mais tout de même, si tu ne veux pas consommer, reste dans tes tours HLM de la porte de Bagnolet.

Tu veux jouer les grands mais tu as des manières de petits. La sandale rivé à la chaussette, le short Kiabi côtoie le tee-shirt Ouest-France et le bob Kronembourg… Non, mon ami, la vérité m’oblige à te le dire, une marée noire mazoutant les plage est moins nocive qu’une marée de touristes engluant la potentialité auriculaire des petites routes bucoliques serpentant le long des rivages de ce beau pays que ta vulgarité et ta morgue salissent par leur simple présence. On finit par regretter les congés payés. Léon, tu permets que je t’appelle Léon, mais qu’est-ce qui t’a pris ?

Et s’il n’y avait que Royan… Mais non. De temps en temps, ami touriste, tu viens emmerder les parisiens qui ont décidé que Paris était plus belle au mois d’août quand la ville est vide et que le bubon Paris Plage a fermé ses portes. Et tu critiques, tu te plains. C’est cher. Ils sont fous. Ils courent partout…


Mon ami, mon petit touriste, avachi tel le poulpe mort séché 10 heures au Soleil de la Grèce sublime et de ses petits villages de pêcheurs où fort heureusement tu ne fous pas les pieds, je te le dis tout net… tu es touriste comme on aurait été colon en Afrique Noire au XIXème siècle. Tu joues au blanc qui sait devant le bon nègre qui te fourgue ses souvenirs artisanaux faits en Chine.


C’est à ce moment que j’ai une pensée émue pour les orphelins. Au moins, eux, ne partent pas. L’aide Sociale à l’enfance ne peut les emmener salir les plages. Les myopathes ne peuvent pas venir jouer au foot sur les langues de sable blanc.. ; et pis merde, ils ont déjà la téléthon… les vieux attendent leur canicule du haut de leur sixième étage sans ascenceur… les jeunes cons adolescents emmerdent les jeunes vierges effarouchées au camping en remuant lamentablement leur "bogossitude" déplorable et infantile… ils se secoueront frénétiquement, à deux, deux minutes douche comprise, dans une queshua qu’ils recycleront dans 10 ans quand une autre crise les collera sous les ponts de Paris… et là, au moins, vous pourrez profiter du paysage. Vous ne serez plus touriste, mais résident.

Ingrats. 


Hal

Par Hal
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Dimanche 26 juillet 2009

No Way Out ne s’est, à ce jour, pas exprimé sur la question du travail du dimanche, en effet nous avions tendance à ne travailler que le dimanche et à ne rien foutre d’autre le reste de la semaine, comme le ferait tout bon chômeur qui glande devant facebook toute la sainte semaine pour aller pignoler les vers de terre de son jardin ouvrier le jour du seigneur.

 

Autant que j’annonce la couleur : Hal, en son for intérieur d’emmerdeur de pensées iniques et bien rondes en bouche, est pour le travail le dimanche. Mais aux esprits étroits, je dirais cela : calme, mon ami, ta colère que je vois poindre par la crispation de tes doigts sur ton clavier et ta souris. N’exprime point encore ton courroux. La suite est pire.

Pour faire simple, j’ai vaguement ouï-dire, depuis une prétendue loi de séparation des églises et de l’Etat, votée en 1905, que nous vivions dans un état laïque.

Je ne jouerais pas le jeu du libre-penseur ni encore moins de l’anarchiste moyen, mais qui songerait à remettre en cause une loi qui accorde une totale liberté aux religions tout en n’en privilégiant aucune ? Personne, ami lecteur ? Nous sommes d’accord.




Pourtant, faquin que tu es, tu es bien heureux de ne pas avoir à te mouvoir dans une humble migration pendulaire en ton bureau ou ton usine le jour de Noël, de l’Ascension, et lors d'autres fiestas religieuses qui arrachent des larmes de contentement aux cathos parce qu’ils peuvent aller branloter officiellement des crucifix et des prêtres dans les églises.

Mais alors, quid de la laïcité ? Elle est où la satanée république laïque là ? Aux oubliettes ?

Le monde ouvrier s’est fait taper sur la gueule en défendant des acquis sociaux réels mais aussi des usages dont la plupart sont religieux ! Dans ce cas, pourquoi n’intègre-t-on pas hanoukka ou l’aït el kebir dans le calendrier  ? Ou pourquoi n’en vire-t-on pas les jours fériés que sont les fêtes catholiques où la bondieuserie du crucifié s’impose à tous ? Une république ne peut se prétendre laïque si elle maintient dans son organisation sociale, temporelle, des jours fastes qui participent de la mise en avant d’une religion aux dépens des autres. C’est ne pas respecter sa propre loi.

Faut être logique jusqu’au bout, merde !

De facto, le dimanche n’est en aucun cas un acquis social. C’est une représentation sociale mais surtout religieuse d’un jour de repos par lecture métaphorique des textes bibliques. Nul trace de combat social dans la loi concernant le dimanche.

Ce jour permettait aux ouvriers, aux paysans, d’aller se rapprocher de dieu dans les églises pour penser qu’ils pouvaient espérer quelque chose de mieux que leur triste sort. On voit aujourd’hui qu’il n’en est rien. Aujourd’hui c’est prier plus pour espérer plus ; rien d’autre.

Alors, permettre à n’importe qui de bosser le dimanche, sous conditions bien sûr, pas dans le cadre pseudo-esclavagiste défini par les termes de la loi votée récemment, c’est foutre en l’air un carcan idéologique religieux.


Permettre le travail du dimanche, ce ne devrait pas être législatif. C’est un usage moral qu’il faut mettre à bas. On gagnera en laïcité ce qu’on perdra en religieux. Et peut-être pourra-t-on espérer vivre vraiment dans un état laïque.

Ce jour de repos obligatoire, compensatoire face au dimanche travaillé peut être mobile dans la semaine, les paies doublées ce jour là, aucune sanction ne devrait être possible ou envisageable pour les salariés qui refuseront de bosser le dimanche.

Et là, tout irait bien. Oui, je sais, je frôle l’utopisme basique !

Et qu’on ne nous rabâche pas que c’est ignoble d’aller consommer le dimanche. Les veaux consommateurs qui hurlent contre cela sont ceux-là même qui poussent leurs chariots les quelques rares dimanches où les dérogations permettent les ouvertures. Alors merde, arrêtez d’avoir la connerie sélective et ayez une intelligence globale.

Si vous consommez le dimanche, c’est que vous ne bossez pas, donc vous bosserez un autre jour de semaine où vous ne consommerez pas. Tout s’équilibre. Sauf si vous avez la chance d’être chômeur ou Rmiste, RSAiste, auquel cas, de toute façon, vous ne pouvez pas consommer, le problème est donc réglé.

Pour redevenir sérieux, un lissage de la consommation à toutes les chances de se mettre en place dès lors que ce qui fait encore figure d’exception sera devenu une habitude.

Les familles se retrouveront autrement, les rôtis dominicaux seront bouffés d’autres jours, les enfants piqueront dans le porte-monnaie de mémé à d’autres moments de la semaine. Pas d’inquiétude, tout ira bien. La force de l’habitude rend étriqué et empêche d’évoluer.

De plus, taffer le dimanche, c’est aussi faire un choix de société, non pas celui de travailler, pas forcément, mais aussi d’éviter que le dimanche soit un jour « off » dans la semaine. Celui d’éviter de se fader Drucker et des séries infâmes ce jour-là cependant que les programmes sont différents les six autres jours. C’est éviter que les centres-villes soient morts si tant est que les autorisations d’ouvertures soient accordées aux petits commerces, ce qui n’est pas le cas systématiquement actuellement dans le cadre législatif voté, ce qui implique de plus une concurrence déloyale face aux temples lamentables de la consommation qui bousillent les banlieues et les entrées des villes.




Les usages, via cette loi, les habitus chers à Bourdieu, doivent se créer. Et ce sera le cas. Il ne faut pas considérer que le boulot dominical est une sombre merde. Parmi les voix qui se sont élevées, on a surtout entendu des gens qui ne seront jamais concernés : fonctionnaires des impôts, prof, etc.

Mais le boulot du dimanche est une réalité déjà constatée et vieille comme Hérode. EDF, GDF, SNCF, Flics, hôpitaux, Bars, restos, ciné, free lance, artisans, saisonniers, etc. , nombres de personnes bossent déjà le dimanche. Les compensations existent. Pas pour tous. Il serait nécessaire de les repenser. Il est encore trop d’employeurs qui obligent les plus précaires à bosser le dimanche, faute de quoi ils sont virés. Ces employés dominicaux, étudiants, mère de famille n’ayant pas le choix, intérimaires, ou autres contrats à temps partiels subissent actuellement ce qui devrait être un vrai choix.

Pour en revenir à la religiosité dominicale, pourquoi doit-on encore subir les défenseurs de l’église qui veulent conserver une tradition cléricale défendue au nom de la république ? Celle-ci est laïque, je le répète, et ne peut souffrir que des députés de gauche ou de droite, prétendus défenseurs des vertus laïques, défendent les vices cathos. 

Quand on veut évoluer, il faut oublier l’égoïsme et penser un peu plus loin que le bout de son nez. Ce n’est pas parce que dimanche prochain toute la famille se réunit chez pépé que la loi est pourrie. La loi est pourrie parce qu’elle ne garantit pas une réelle sécurité de l’employé, parce qu’elle ne constitue pas une évolution sociale. Elle est une régression.

 

Bosser le dimanche doit être un choix personnel, un choix qui s’envisage au-delà de la tradition mesquine et religieuse. La tradition est l’alibi des gens qui n’ont pas d’imagination.

Ne pas bosser le dimanche au nom d’un sacro-saint jour de repos, c’est chier sur une laïcité qui arrange tout le monde des fagots et des hypocrites qui en ont oublié sciemment l’origine biblique. Le jour du seigneur….

 

Cet article fut rédigé un dimanche. Je suis encore en vie !

 

Hal.

Par Quelqu'un
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Lundi 6 juillet 2009

Nous sommes des millions, ils font de nous des pirates.

Je prends le parti des pirates.
Ils sont, nous sommes,  des millions, en France, chaque jour à échanger des oeuvres: des tubes, des films à la mode, mais aussi des films et des disques rares, introuvables,  des œuvres oubliées ou «tombées» dans le domaine public. 

Ces pratiques sont là pour durer. Elles sont inscrites dans la révolution numérique.
Les tentatives d'interdire les échanges sur Internet - par l'intimidation ou par le filtrage - sont vaines.
Leur coût en termes de libertés publiques est inacceptable.
Cantonnées dans la clandestinité, ces pratiques de partage ne donnent pas, il est vrai, le meilleur d'elles-mêmes. 
C'est au grand jour qu'elles révéleront toutes leurs potentialités. 

 



Il est grand temps de reconnaître ces pratiques.  De cesser cette guerre contre le public et la jeunesse.
En attendant ce jour, je prends le parti des pirates.

Je déclare que je suis l’un d’entre-eux.
Je déclare avoir consommé, remixé ou diffusé des œuvres culturelles.
Alors, pour eux je suis un pirate.

 

signer la pétition en ligne sur le réseau des pirates

Par Quelqu'un
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Samedi 4 juillet 2009

Fred, l'as du buzz gouvernemental

 

Il vient d’arriver en Sarkozie le Neveu. Dandy cinéphile en place à la Villa Médicis pendant moins d’un an, Frédéric annonce lui même sa participation au jeu des chaises musicales organisé par Monsieur Loyal, chef de l’Elysée et l’as des question au gouvernement que nous appellerons pudiquement François.

Après le tonton passé par Vichy, la boucle est bouclée avec Frédéric qui tourne au vent mauvais de l’ennemi.

On rappellera que Fillon a abandonné la séance des question au gouvernement pour peaufiner le casting, celui-ci s’entendant lié à l’ouverture vers tous les bords sauf à Hénin-Beaumont et à la fermeture du dialogue si l’on en croit les régressions de poste les bourdes du nouveau Ministre de l’Education Nationale, Luc Chatel, entre autres…

Mais revenons au parcours mitterrandien. As de la maïeutique télé durant les années 80 et 90, il réalise, il écrit, il critique, il alimente le débat culturel français…il fait ensuite rayonner la culture française à Rome. Charge fort honorifique s’il en est.

Il appelle à voter Chirac en 95… le neveu n’ayant jamais revendiqué une appartenance à gauche. Pas plus que le Tonton d’ailleurs. N’est-ce pas ce Chirac, qui abominait Sarkozy mais plus encore Balladur, que soutenait Frédéric ? Ce même Sarkozy avec lequel il collabore dorénavant ? Les chaises musicales sont proches de celles d’un Requiem. Mais… lors de quelques apparitions télé pré-présidentielles, Frédéric avait déjà apporté son soutien au club du Fouquet’s et donc à Nicolas Sarkory… Préparait-il déjà le terrain ? Se serait être mauvaise langue que de l’affirmer…

 

 

Titre prophétique pour ce livre paru en 2006


Bref, l’as du buzz Mitterrand s’auto proclame Ministre en s’asseyant sur les genoux d’Albanel caramélisée par Hadopi …La voix nasillarde de l’homme de culture devra justement s’occuper de cette bombe à surveillance et laissera big brother LOPPSI 2 (voir notre article et le lien nuesblog) à la charge du Ministère de l’intérieur. Les flics pour surveiller, c’est tout de même mieux que le ministre de la culture… Et à voir comment il vient de gérer le trépas soudain de M. Jackson, qualifié de Génie, avec son sens habituel de l’à-propos et de la mesure, on se demande à quelle sauce il va bouffer les internautes….

Enfin, en terme de culture, pour les non-initiés en politique, reportez-vous aux énormes conneries lâchées par le Chef des Français dans la presse ces dernières semaines… c’est pour le moins affligeant. Il a besoin de Mitterrand non comme ministre mais comme prof.

Affaire(s) à suivre. L’œil grand ouvert.


Hal… circonspect
Par Quelqu'un
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