I Way

Homme de lettres et fier de l'être. La bêtise le répugne. Atteint d'éléphantiasis et d'hédonisme, il éprouve une aversion toute particulière envers l'ignare pubère hydrocéphale;
Curieux, rigoureux et perfectioniste au quotidien. La rumeur orchestrée, le buzz, le ragot, les messes basses. Ne rien dire mais n'en penser pas moins. Fouteur de merde, grognon et pas trop con, il exaspère et répugne autant qu'il attire et intrigue. J'ai nommé iWay.

HAL


Un pseudo ruse de raison, non pas par crainte de représailles mais par envie. Envie d’intriguer. L’énervement est salutaire. Trop de consensus, trop de politiquement respectueux. Fi ! il faut que revivent l’irrévérence, l’opinion émise, assumée et la pensée propre à chacun. Pas de pensée inique avec Hal. Mais Hal n’est pas que de l'agitation verbale, ce serait par trop facile. C’est prendre du recul, apporter un regard différent, critique, amusé sur la société, les stars, la politique dans laquelle il a versé quelques années, les mots dont il a fait un métier, une passion. Mal élevé sûrement, grande gueule assurément. La liberté de dire, d’écrire est la base de toutes les autres libertés ; elle est pour Hal une passion revendiquée en permanence.

"Si l'on ne croit pas à la liberté d'expression pour les gens qu'on méprise, on n'y croit pas du tout."  Noam Chomsky

BELIAL


Simple étudiant borné à rester dans le rang. Ne possède du démon dont il a le nom que deux traits : l’inutilité et l’absence de valeurs morales. Cela lui permet d’observer, d’analyser et de juger ce qui l’entoure. Envieux, goinfre, paresseux, il sait néanmoins parfaitement utiliser ses trois qualités pour s’infiltrer dans sa société. Passionné de Jean Yann, mettrait volontiers en pratique sa théorie de la violence au quotidien.
Lutte activement contre le politiquement correct, la bonne pensée et la dictature communiste des schtroumpfs. Champion pour faire courir des rumeurs, il est  déconseillé de l’utiliser dans les soirées mondaines et les buffets huppés.
Croit en l’Homme et tout ce que cela implique, en particulier à ses mauvais penchants.

Last Com'z

"Fuck, i'll fuck all these fucking phoques" De Gaulle le 18 juin 1940

Bienvenue


    L’envie de (re)créer un blog pour y diffuser mes idées et mes déboires m’obnubile depuis plusieurs semaines. En cette soirée rongée par l’insomnie, je me décide à accomplir la chose.
    Loin de moi l’intention d’une propagande ou d’une morale infondée dont je ne saurais tenir un discours juste et clairement expressif. Si je rédige ces quelques mots, c’est dans le but d’un partage collectif (pléonasme mais ça sonnait bien) de mes pensées les plus diverses et certainement les plus farfelues. C’est l’occasion pour vous d’en apprendre davantage sur ma personne et l’occasion pour MOI, MOI et encore MOI, d’apprécier mon travail cérébral en constante agitation, enfin illustré sur un support digne de ce nom. Ecrire me libère et reste pour moi la meilleure des façons de s’exprimer. L’art des mots est une passion avec laquelle j’aime jouer.
Aussi, je passe outre les jugements infondés que l’on peut associer aux blogs en général, et m’autorise ce soir à céder à la tentation, celle de me libérer l’esprit. Toi qui parcours ces signes arbitrairement liés entre eux, considère ces “mots” comme un appel au débat, au questionnement, à la curiosité. Ne laisse une trace de ton passage que ceux qui ont quelque chose de, soit très fondé à raconter et ajoute une plus-value à ce qui a déjà été ennoncé ; soit de complètement dingue et immoral. J’estime qu’on ne joue pas n’importe comment avec les mots, aussi faut-il faire le choix, et savoir le faire, de la façon dont on souhaite les employer, par simple respect pour eux.
Je te souhaite, très cher lecteur, un voyage enrichissant et emplis de plaisirs dans l’univers de mes maux.

La rubrique anthropo-zoologique

Mercredi 1 avril 2009 3 01 /04 /2009 00:23
Voici bien longtemps que je n'avais pas publié sur un sujet concret. Mon énervement actuel me permet ce soir de revenir parmi vous mes chers amis.

En période d'examen, le stress est fonction de l'heure, plus ses aiguilles tournent et plus la sécrétion d'hormones anxiogènes est importante. Trottantes, incessantes, ces redoutées montent en pression bon nombre d'étudiants. Cette tension s'installe, omniprésente et influe sur les comportements. Une raison à tout cela, un péché capital, parfois fatal : la paresse.

De nature, l'Homme est paresseux. Fainéant, il faut contraindre l'hominidé pour qu'il se mette au travail. L'une des conditions à la réalisation est l'échéance. Que ce soit pour la remise d'un dossier, la présentation d'un résultat ou la soutenance d'une théorie, peu importe, toujours les douze coups annoncent, tel le glas sonnant, une fin et sous entendent une préparation en amont.

Nous vivons dans un monde où le plaisir est éphémère, hédoniste et démultiplié. Céder à l'un d'entre eux n'est pas engageant dans le temps, alors nous pouvons bien nous permettre, puisque de toutes façons il en reste encore un peu, du temps... Si tout se déroule comme prévu, il reste encore, à l'impétrant potentiel, suffisamment de minutes pour se délecter de ce petit délice imprévu. Son environnement pervers et vicieux s'arrangera toujours pour qu'il n'est plus qu'à s'en saisir. Les cumuler sera gourmandise, deux péchés = deux fois plus de facteurs d'échec. Cela commence à faire.

Bien que la situation ne soit pas neuve à ses yeux, toujours il aura su se voiler la face, jusqu'aux derniers instants. Suicidaire, l'étudiant irresponsable aime se tirer des balles dans le pied, le jeu du foulard est tellement excitant. Quel gâchis de compétences. Rien à faire de ceux pour lesquels le sort est déjà joué, voyez comme je m'empresse de passer sur le sujet suivant. Le plus ennuyeux et même tant le plus effrayant reste à la charge de celui qui pourrait, mais qui fait plutôt le choix de bâcler sous le joug de la contrainte temporelle. Sa perpétuelle quête d'adrénaline ira donc mettre en jeu et parier jusque sur son futur professionnel. Elle est belle la jeunesse. Mais lorsque l'irresponsable agit de la sorte, considère-t-il et envisage-t-il à leur juste valeur les éventuels dommages collatéraux, les diverses charges et espérances reposant sur sa bosse ? Toujours est-il que ses agissements égoïstes sont irrespectueux.

Tout d'abord il néglige sa passion, ou la raison pour laquelle il se soumet au courroux de l'épreuve. Cet homme ou cette autre demoiselle à la chance de s'éprendre pour quelque chose, décide d'en faire son métier, quoi de plus beau ? C'est se mentir à soi même que d'agir ou plutôt de ne pas agir de la sorte.
Qui dit examens, dit forcément organisation, attention et mobilisation des efforts sur le sujet qui est déjà sous Prozac. (Je suis rémunéré pour cette publicité) A ces personnes, il manque de respect. Aux personnes qui lui ont autrefois proposé de l'aide, en temps voulu et encore raisonnable à l'époque, il manque de respect. A Bubulle et à son estomac qui n'auront pas à manger ce soir parce qu'il doit d'abord finir le boulot pour demain, il manque de respect.

Ne pas se manquer de respect, être fidèle à ses valeurs et savoir se donner les moyens, voici une petit potion qui ingérée à temps sait agir comme il se doit, encore faut-il savoir la préparer. En général, les effets secondaires sont agréables et au rendez-vous.
Mais le mal rasé de ce matin fera sans potion magique. Il s'enfile son bol de nicotine et tire sur sa caféine, stress au ventre et chiasse aux chiottes. Il ne lui reste plus qu'à implorer le dieu Passousakass. Relativiste de toutes heures, il se dit qu'au pire, on lui accordera un an de plus pour se morfondre sur son triste et désiré sort.


iWay, répondant à toutes les lois estudiantines.
Par Quelqu'un - Publié dans : La rubrique anthropo-zoologique - Communauté : NO COMMENT et COMMENT
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 23 février 2009 1 23 /02 /2009 10:10

L’apparition dans nos contrées civilisées de spécimens anthropoïdes qualifiés par les plus fins observateurs zoologistes de « beaufs » a longtemps suscité angoisses et interrogations. La méconnaissance de ces bêtes fauves est souvent à l’origine de comportements antipathiques à leur égard. Faisons donc connaissance avec les beaufs. Espèce curieuse s’il en est. Jetons ici quelques bases pour mieux les repérer et ainsi s’en préserver


Ce qui de prime abord caractérise le beauf tient essentiellement à la façon dont il se déplace. Souvent solitaire, il ne se meut que peu sur ses membres inférieurs mais souvent dans un véhicule automobile décoré. Cette décoration manquant passablement de subtilité s’appelle du tuning. Sur sa carriole sont ajoutés des éléments de carrosserie (preuve certainement d’un minimum d’involution) qui distinguent le véhicule du beauf des voitures humaines. Les transhumances du beauf entre ses lieux de socialisation sont habituellement accompagnées de bruits insupportables pour les ouies délicates des femmes et hommes civilisés. On reconnaît, puisque le beauf les écoute bien fort, les éructations primitives et cacochymes de Johnny Hallyday, braillard neurasthénique qui donne un sens à la vie pauvre de toutes ces bêtes : Il en sera de même pour les les femelles beaufs peroxydées à jupe vulgaire. Curieuse propension au masochisme que celle qui pousse les beaufs à porter leur star en effigie sur les vêtements dissimulant souvent une obésité entretenue à grands renforts de mauvaises boissons fermentées au nom facile à retenir « Kro », tel un cri animal sonnant le rassemblement autour des points d’eaux fréquentés par les beaufs : le bar des sport, le balto, le bar PMU de la gare et autres oasis où ces animaux se retrouvent à des heures régulières de la journée dans un mouvement qui, s’il n’était pas perçu comme innée, ferait l’admiration des zoologistes tant il est spontané.


On peut avoir la chance de les rencontrer facilement car, contrairement à la cacaille ou à la pétasse moyenne déjà évoquées dans nos études, le beauf est un animal social. Bien sûr, il ne faut pas trop s’en approcher. Ses instincts sauvages même endormis peuvent parfois surgir dans de grands rots tonitruants dans lesquels on va reconnaître des noms de bêtes qu’il admire. « janpièreperno, janmarilepène , joni » sont parmi les mots les plus reconnaissables. Le reste se perd dans un idiolecte qu’aujourd’hui encore les plus zélés des crypto-zoologistes peinent  à déchiffrer.


Physiquement, le beauf arbore des vêtures très remarquables : souvent, il porte mocassins et pantalon de sport ou jogging, autant de vêtements primitifs trouvés dans ces lieux curieux où leur principale activité prend place durant les fins de semaine, les supermarchés, avant la période de reproduction du samedi soir vers minuit devant les postes de télévision. Il arborera aussi des colliers grossiers qui doivent être visibles, au dessus d’un pull à col roulé ou via un col de chemise ouvert sur le poil gras de l’animal. Autre détail qui différencie l’animal beauf de l’homme, il porte étonnement une grande partie de ses poils de la tête courts, cependant que la nuque se porte longue, à l’allemande, selon la terminologie des courageux scientifiques étudiant ces meutes d’animaux. Serait-ce là encore un signe d’appartenance à cette espèce encore assez peu développée ?


Dans ses relations aux femelles, le beauf est des plus curieux. Souvent, il privilégiera des simulacres amoureux avec son véhicule « tuning », passant avec cette ersatz de femelle plus de temps qu’avec la beauf lui permettant de se reproduire. Ignore-t-il que toute reproduction est impossible entre l’animal et la machine ? Encore une fois, ce mystère est, à nos yeux humains, insondable. Quand il retrouve sa femelle, de temps à autre, il tend à afficher un comportement dominant à base d’insultes et de violences fort primaires. Souvent peu avantagée intellectuellement, la femelle du beauf ne montre aucun signe de vie dans son regard, accepte cet état de fait au sein des mini-meutes que constituent les familles beaufs. Les différentes saillies entre mâles et femelles donnent naissance à des petits animaux au début mignons mais qui très vite seront eux même beaufs. Preuve s’il en est que cette espèce, à l’instar antithétique du papillon, doit passer par plusieurs stades de régression dans les étapes du développement. D’animal au devenir certain, il devient un beauf à l’avenir sinistre. Il adoptera les codes de ses géniteurs et en sera imbu. Entre vulgarité (pour faire preuve pour une fois d’anthropomorphisme) et bêtise (idem), le rejeton du beauf n’enviera rien à la femelle qui l’ a mis bas et au mâle qui le dresse au nerf de bœuf. Oui, le beauf utilise pour asseoir sa domination d’autres animaux qu’il transforme. Le mini beauf appartiendra à cette communauté animale qui fera toute son existence, et de laquelle il ne sortira pas. La perpétuation inculte est à ce prix.

Lorsqu’il se réunit entre meutes de beaufs dans de grandes salles ouvertes sur le monde, il est étonnant de constater que, si des humains sans peur peuvent rejoindre le beauf, celui-ci démultipliant les tentatives d’approches à l’égard des femmes et jeunes filles humaines, ils sont vertement tancés par les humains ou les animaux supérieurs, sans jamais rien y comprendre. Bien sûr, les humaines ayant du goût et présentant des stades de développement très largement supérieurs aux beaufs ne supporteront pas les after shave Auchan, et s’éloigneront dès la première approche du beauf.

Toujours dans le cadre de sa vie sociale auprès des humains, ces animaux que sont les beaufs se caractérisent par leur bruits. Très démonstratifs, le beauf crie beaucoup, pousse de forts hurlements rythmés, assimilables à nos rires humains, la vulgarité en plus. Qui plus est, dès lors que les humains se mêlent aux beaufs, les comportements beaufs changent et les traits de leur caractères sont forcés, démonstratifs. L’un fera voir sa force, l’autre parlera de ses génitoires sans cesse, un troisième évoquera tuning et johnny, un autre son dernier enivrement, une bagarre pour montrer un semblant de virilité que ne recherchent que les femelles beaufs. Mais le prisme déformant de la bêtise assimile tout comportement, toute personne, aux normes beaufesques. A tort, mais le beauf n’est pas équipé au niveau cérébral pour s’en rendre compte.

De même, au crépuscule, alors qu’entre chien et loup la nuit tend à revêtir de noirs les méfiances et les peurs, les beaufs tendent à vouloir concourir dans des compétitions où leur idôle « Kro » est en jeu. Avaler un maximum de ces petites bouteilles vertes semble être une passion commune à nombre de beaufs de tous âges. Dès lors, leur comportement se modifie. Le beauf devient agressif, fait montre de ces signes cabalistiques tatoués sur sa peau (un aigle appelé Johnny, un cœur avec môman dedans, une tête de husky au goût certain, etc.).


Les humaines trouvent cela répugnant mais le beauf  essaie malgré tout de les attirer dans ses filets dans le but de tenter une reproduction. Chose qui heureusement n’arrive que peu.

Hormis ces tatouages, le beauf portera aussi un « marcel » ou un maillot de foot lors de soirée élégantes pour attirer ses futures partenaires, découvrant ainsi sa musculature dont se moque toute femme bien née, préférant les cerveaux qu’eux non pas encore totalement cherché à utiliser. Oui, vous le voyez, le beauf est resté au final très primitif .

Venons-en pour finir à l’antre, la tanière, qui abrite lors des pluies ou pour se préserver du froid, le beauf. Souvent dans un ensemble de tanières superposées ("achélème") ou juxtaposées ("pavillondebanlieue") le beauf décore son intérieur avec force napperons, posters de johnny, disque de johnny, objets arborant johnny (tissus pour sa couche, briquet, assiettes, tasses, etc.) faisant de ce beauf chantant un être visiblement supérieur dans cette race animale inférieure sur l’échelle de l’évolution. Curieusement, le beauf a réussi à domestiquer d’autres espèces animale, des chiens, souvent des bergers allemands ( qu’il lui arrive de porter en tatouage ou en mettre en photo sur sa télé). Le mobilier de la tanière reste souvent archaïque, en formica, et de fort mauvais goût. Ses congénères beaufs vivent dans des conditions très similaires, les comportements et habitus des beaufs sont souvent calqués les uns sur les autres. Nulle intelligence ne se constate donc. Le beauf s’éduque par imitation, et vit haineux dans la copie qu’il beaufise de comportements humains.

Les mœurs des beaufs sont décidément fort curieuses à appréhender pour l’œil humain habitué à la grâce et à la beauté. Le cris du beauf le soir au fond des "achélèmes" tend à faire frémir d’effroi les humains, tout comme l’œil de ces derniers se voit agressé par les véhicules beaufs, les vêtures beaufs, les musiques beaufs, les « kro » beaufs, le langage beauf. Ces topiques d’appartenance à cette espèce animale tendent toujours plus à prouver aux anthropo-zoologistes que les beaufs doivent avoir raté plusieurs étapes d’évolutions sociales. Preuve encore, s’il en est, de cette involution, TF1 reste la voix de la sagesse dans ces meutes beaufs. Triste vie que celle-ci en vérité.


Hal.

Par Hal - Publié dans : La rubrique anthropo-zoologique - Communauté : Encore plus d'humour
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 18 février 2009 3 18 /02 /2009 19:40
Depuis quelques temps nous nous tournions autour. Vacant à mes occupations, sa présence me perturbait, devenait obsessionnelle. Faisant mine de ne pas l’apercevoir, je décidai de le surprendre, comme ça, d’un seul coup. Je pense à la façon dont j'allais me le faire. 1000 torrides positions possibles pour le surprendre et s’assurer une éclate totale. Ne lui laissant pas le temps de réagir, il cessera alors ne me narguer et finira par être à ma merci. Mais il s’agissait de ne pas se louper, d’intervenir au bon moment. Je reste alors de marbre, muet comme une carpe. Mais l’envie de m’envoyer ce minus est trop forte. Quelque part, j’espérais simplement qu’il s’en aille, que nous n’ayons pas à nous ébattre l’un avec l’autre. De longues minutes s’écoulent, pendant lesquelles j’observe ses déplacements, ses agissements, me détournant peu à peu de mon travail. Le vilain mijote lui aussi quelque chose, c’est certain. Il se met à faire un ramdam pas possible. Boucan infernal, et de plus en plus agité, il erre par ci, par là, il batifole, se cogne, s’éprend tout simplement, la folie emportant avec elle toute idée claire.

Sortit de mon champs de vision, je me croyais débarrassé pour de bon. Seulement, de retour, la scène tourne alors au ridicule, un spectacle absurde et dépourvu de sens : le furieux s’en prend à ma lampe. L’illuminé en veut visiblement à cette ampoule. S’excitant contre elle, le spectacle laisse à désirer, l’odeur de brûler aussi. L’inconscient y va de sa trompe à présent flamboyante. Ne comprenant pas très bien ces agissements, je décidai de l’en dissuader. Prenant la défense de cette ampoule et certainement dans un excès d’humeur, je lui fais savoir mon désir d’être à présent tranquille en lui jetant mon chausson au nez. Dans un ultime mouvement, cet animal s’en esquive avec aisance.


J’abandonne, il finira bien par calmer ses ardeurs. Le bougre se décide à poser ses fesses sur une chaise. Voilà qui est plus raisonnable. Mais il ne s’était pas passé une minute qu’il remit ça de plus belle. Mais, cette fois-ci, c’est après moi qu’il en a. Le voici tout près de moi, pencher sur mon travail. Il me susurre quelques sons à l’oreille. Je fais mine de ne pas comprendre, ne sachant comment réagir, la timidité m’assiégeant. Il me tourne autour, me dévisage, de haut en bas, de ses yeux globuleux. Mon palpitant bat la chamade, je n’en peux plus. Qu’il cesse ou bien se décide à la fin.

C’est finalement dans un élan doucereux que ce Don Juan vint poser sur moi ses belles mains. Il me donne un baiser, puis deux, puis d’autres. Soudain, sans m’en prévenir, je sens son dard puissant et velu pénétrer mes contrées. Puis, le vit dressé comme un âne, il s’immobilise en pleine action, de longues secondes, puis fini par se retirer. Me tournant le dos, il s’en va l’esprit tranquille, le corps vidé, me laissant alors avec ma cicatrice, déjà boursouflée par tant de violence. Je compris que tout le mal résidait alors en moi. La chose commençait déjà à me démanger, à me bouffer de l’intérieur, m’irritant au niveau de l’épiderme. Depuis, je ne cesse de me gratter. 
Saloperie de moustique.

iWay, irrité au plus bas point.
Par Quelqu'un - Publié dans : La rubrique anthropo-zoologique - Communauté : ani mots cité
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 3 février 2009 2 03 /02 /2009 11:57

Nous avons en ces lieux abordé les mœurs du mâle cacaille, il fallait que sa femelle fût étudiée. Elle brille d’un bling-bling signé D&G, et vit en meute dans des « ghettos » desquels le bon goût s’est absenté, elle éructe des flatuosités atterrantes semblant vaguement la rapprocher de l’humain, signe de reconnaissance animale qu’elle partage avec le Cacaille mâle. L’observation de ces bêtes fauves requiert une patience sans limite tant pénétrer leur environnement est risqué. A No Way Out, nous n’avons pas eu peur de nous mêler à la plèbe animalière pour vous en faire découvrir les mœurs.

L’environnement de la cacaille est fait d’apparence. Elle pousse le mimétisme à la façon de son supérieur intellectuel le caméléon, mais avec moins d’intelligence que le pangolin ou le rat musqué vivotant dans la bourbe des étangs fangeux du sud Corrèze. A la différence donc de ses semblables nuisibles que de temps à autres les chasseurs de bleu vêtus des villes chassent à la nuit tombée, la cacaille vit en meute à l’instinct grégaire particulièrement notable.  Tout comme les mâles, elle souhaite dominer son clan et met en place pour cela des techniques propres à cette race. Elle montre sans cesse ses attributs féminins pour plaire aux mâles et rester chef de la meute de cacailles. Les peaux dont elle se vêt son minimalistes et parfois elle utilise des prothèses primitives pour se grandir, allonger ses pattes arrières et rehausser sa croupe de telle façon que les mâles pousseront à son arrivée quelques cris rauques significatifs, souvent entendu dans les périodes de rut. Tout comme les humains qui peuvent prétendre se reproduire toute l’année, la période de rut de la cacaille est permanente. Elle vit en rut et pense en rut sans pour autant l’assumer, ce qui est un trait de caractère discriminant au sein de cet espèce. De plus, la cacaille femelle envisage l’expression de son rut au sein d’antres souterraines souvent marécageuses, sales, appelées des caves. Souvent à plusieurs, le terme qui peut qualifier ses périodes « nuptiales » ou d’accouplement est : tournante. Curieuses mœurs que celles-là !

Dans son quotidien, quand la cacaille ne chasse pas le mâle ou n’agonise de cris stridents ses géniteurs ou tout autre femelle ou mâle adulte, jusque dans les lieux ou ces animaux se socialisent, elle passe le plus clair de son temps à dévaloriser ou frapper les espèces qui lui sont supérieures, c'est-à-dire pratiquement toutes. Ce chaînon manquant entre les amibes et les espèces plus développées et douées de facultés de réflexion, par exemple la cafard du Sud du Pas-de-Calais, est une espèce opportuniste, charognarde, qui se repaît des reliefs des autres espèces cependant que nous avons pu observer des résultats très limités dans ces vaines tentatives de rapprochements entre espèces, les autres ne souhaitant pas être vues en compagnie de cacailles femelles. En effet, la virulence et la vulgarité impétueuse des cris de la cacaille tendent à faire fuir les autres espèces qui emportent avec eux leurs proies. Il ne leur reste que la possibilité de se donner à certains mâles pour espérer survivre dans les milieux hostiles où elle évolue, enfin, si l’on peut employer ce terme à leur égard.


Une tournante qui a mal tourné...


Les prédateurs parfois utilisent cette race pour tenter la création de nouvelles espèces souvent bâtardes, mais de façon modérée puisque toute cacaille donne souvent naissance à des animaux au patrimoine génétique affaibli, taré. Ces petits évoluent donc abandonnés à eux-même dans les jungles agressives où ils deviendront, par mimétisme, des cacailles tri-chromosomiques. De plus, la consanguinité caractérise souvent ces bêtes. Elles revendiquent la sororité au sein des clans, des meutes. Toutes ces cacailles étant sœurs à l’instar des frères cacailles, et suivant ce que l’on est en mesure de comprendre de leurs cris primaires, on ne se laisse pas de penser aux reproductions consanguines au sein des fratries. Donc, il est patent que pour communiquer entre membres des meutes de cacailles, un idiome leur est propre : on peut reconnaître que ce langage est assimilable à une maladie disparue des contrées civilisées : la rage.

Il arrive toutefois que la cacaille femelle tente un acte réel de socialisation, mais rarement hors de son biotope originel. L’extérieur a donc, nous l’avons vu, tendance à les rejeter dès lors qu’elles paraissent vêtues de leur vulgarité. Oui, cher lecteur, il faut parfois faire preuve d’anthropomorphisme pour pouvoir qualifier un comportement animal tant il est difficile de pouvoir expliquer les agissement de ces bêtes viles.

Se prétendant dangereuse, cette espèce à l’intelligence visiblement limitée espère se parer des peaux et tissus portés par d’autres espèces : les méchutes, espèces à la noblesse pâle, et ainsi vivre dans le luxe caractérisé par des monogramme tels LV entrelacés, Chanel, Dior, Zadig et Voltaire, etc... Mais elles salissent de leurs pattes avides et vilaines ces marques méchutes.

Enfin, la cacaille femelle souvent se farde à l’excès tendant ensuite à ressembler à un koala qui se serait malencontreusement accouplé avec un lémurien dépressif.

Nulle espèce ne semble plus au faîte de la décrépitude génétique, il est probable que nous verrons dans les millénaires à venir cette espèce régresser, contrairement aux règles de l’évolution darwinienne, démontrant par là que cette loi n’était vraisemblablement pas universelle.

Hal.

Par Hal - Publié dans : La rubrique anthropo-zoologique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 22 janvier 2009 4 22 /01 /2009 08:47

Petite fourmi que je suis, je sors de ma fourmilière en empruntant un sentier sinueux. La destination m’étant incertaine, j’hésite, j’avance avec prudence, je cherche mes repères. La musique arrivant jusque dans mes écoutilles me détend, et je tiens à la savourer. Elle me vide la tête du dur labeur effectué à la fourmilière, en cette journée quelque peu nuageuse. Puis, ma cadence s’accélère, sans que je ne m’en aperçoive vraiment.


Un compagnon me rejoint bientôt, d’ici peu il m’aura dépassé de sa vive allure. Très vite, le sentier prend la forme d’un chemin, puis d’une route. Je poursuis ce nouvel ami, scrupuleusement, sans le dépasser, restant à l’affût de ses moindres traces. Il me ressemble étonnamment, et semble réagir aux évènements de la même façon que je l’aurais fait. Afin de percevoir les ondes qui nous entourent, je règle l’antenne qui trône au-dessus de ma tête. Voilà qui est fait, je me sens déjà mieux.

Et soudainement, sans prévenir et sans invitation, des centaines de congénères déboulent en provenance de leurs fourmilières respectives. Nous étions-nous donné un rendez-vous ? Quelqu'un organise quelque chose dans le coin ? La nuit tombe doucement, la fraîcheur se fait de suite sentir sur nos peaux légèrement velues. N'y voyant plus, j'allume la petite lumière que j'ai emporté avec moi. Tous, nous nous agitons, et sommes animés par l’envie de rentrer nous reposer. Alors que notre chemin de croix s’apprêtent à rejoindre celui de nos voisins, tous ces illuminés font mine de ne pas m’apercevoir. Dans leurs regards vides, je perçois un esprit de compétition et de rancœur me concernant. Mais qu’ai-je fais ? Ma déception face à de tels comportements aura finalement raison de ma bonne humeur initiale. Me voici contraint d’être mal poli pour me frayer un chemin et adopte ce même esprit pour le moins honteux. Nous formons bientôt un essaim, ravageant toute la belle nature environnante sur notre passage. Les arbres et les fleurs laissent place à l’horreur d'un spectacle terriblement cubique et anxiogène qui m’effraie. Au sommet des hauteurs que nous gravissons m’attend un pincement au cœur suivi d’une prière adressée à la fourmi suprême, la déesse Patience. Aussi loin que l’horizon me le permet, une mer de lucioles rouges m’attend, immobilisée par un obstacle invisible, mais que l’on sent omniprésent.



Je me sens alors comme écrasé par la masse, j'imagine que celui qui me regarde du haut de la colline derrière moi ne me considère pas plus moi que ma voisine qui semble être Bretonne. Pourquoi sont-ils tous à l'arrêt ? Qu'attendent-ils ? Il suffirait au premier d'avancer pour que tout le monde puisse l'imiter. Quelles peuvent donc être ses motivations pour nous faire attendre ainsi ? Je saisi donc mon mal et ma frustration en patience. Il me semble que je vais en avoir besoin. Nul raccourci, coincé aux côtés d'une bretonne barbue, me voilà bien. A l'observer, ma voisine adopte des postures assez délicates. Ne cherchant pas même à se cacher, elle prend plaisir à extraire sa matière nasale, bailler au corneille, se gratter les parties vertueuses et enfin soupirer d'un souffle continu que l'on imagine aisément révélateur de la force de son caractère.

Cette bourrique ne souhaite pas laisser passer une fourmi, dont la posture étrange à califourchon, cherchant à se faufiler entre nous deux. Je me décale  alors pour elle. La pressée s'arrête toutefois pour me montrer son pouce tendu vers les cieux, puis regarde ma voisine et lui montre son majeur, tout aussi bien dressé que son voisin qui vient d'ailleurs de disparaître. Les insultes font rage, bientôt je m'en amuse, tellement les propos développés par ces faibles esprits sont drolatiques.

Une pancarte lumineuse et clignotante indique un accident et nous annonce des encombrements. Merci de prévenir mais je m'en étais douté, je l'avais surtout constaté et m'étais d'ailleurs demandé si ce n'était pas le même que ce matin... Alors que deux reines illuminées de toutes parts et bruyantes au possible empruntent le chemin d'arrêt d'urgence pour rejoindre au plus vite les malheureux, la marche vers l'eldorado reprend.

Après l'étude anthropologique approfondie que j'ai réalisé sur mes confrères bouchonnés pendant ces longues heures de rien, je peux me permettre d'affirmer aujourd'hui que le peuple parisien est des plus remarquable en terme d'imitation et de transformisme. D'un instant à l'autre, il est capable de passer de l'état de mépris et d'énervement absolu à celui de blasé de base auquel on mettrait des claques volontiers. Du coq fier à l'âne bête, du singe désespéré au cabot enragé, nombreux sont les pléonasmes permettant de qualifier cette inhumain. L'inexistence de sa pudeur et son éducation défaillante inspirent chez moi une aversion toute particulière. Les gens oublient parfois qu'ils n'ont pas de vitres tentées, c'est fort dommage.


iWay, bien heureux d'être que temporairement un conducteur parisien.

Par Quelqu'un - Publié dans : La rubrique anthropo-zoologique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés