I Way

Homme de lettres et fier de l'être. La bêtise le répugne. Atteint d'éléphantiasis et d'hédonisme, il éprouve une aversion toute particulière envers l'ignare pubère hydrocéphale;
Curieux, rigoureux et perfectioniste au quotidien. La rumeur orchestrée, le buzz, le ragot, les messes basses. Ne rien dire mais n'en penser pas moins. Fouteur de merde, grognon et pas trop con, il exaspère et répugne autant qu'il attire et intrigue. J'ai nommé iWay.

HAL


Un pseudo ruse de raison, non pas par crainte de représailles mais par envie. Envie d’intriguer. L’énervement est salutaire. Trop de consensus, trop de politiquement respectueux. Fi ! il faut que revivent l’irrévérence, l’opinion émise, assumée et la pensée propre à chacun. Pas de pensée inique avec Hal. Mais Hal n’est pas que de l'agitation verbale, ce serait par trop facile. C’est prendre du recul, apporter un regard différent, critique, amusé sur la société, les stars, la politique dans laquelle il a versé quelques années, les mots dont il a fait un métier, une passion. Mal élevé sûrement, grande gueule assurément. La liberté de dire, d’écrire est la base de toutes les autres libertés ; elle est pour Hal une passion revendiquée en permanence.

"Si l'on ne croit pas à la liberté d'expression pour les gens qu'on méprise, on n'y croit pas du tout."  Noam Chomsky

BELIAL


Simple étudiant borné à rester dans le rang. Ne possède du démon dont il a le nom que deux traits : l’inutilité et l’absence de valeurs morales. Cela lui permet d’observer, d’analyser et de juger ce qui l’entoure. Envieux, goinfre, paresseux, il sait néanmoins parfaitement utiliser ses trois qualités pour s’infiltrer dans sa société. Passionné de Jean Yann, mettrait volontiers en pratique sa théorie de la violence au quotidien.
Lutte activement contre le politiquement correct, la bonne pensée et la dictature communiste des schtroumpfs. Champion pour faire courir des rumeurs, il est  déconseillé de l’utiliser dans les soirées mondaines et les buffets huppés.
Croit en l’Homme et tout ce que cela implique, en particulier à ses mauvais penchants.

Last Com'z

"Fuck, i'll fuck all these fucking phoques" De Gaulle le 18 juin 1940

Bienvenue


    L’envie de (re)créer un blog pour y diffuser mes idées et mes déboires m’obnubile depuis plusieurs semaines. En cette soirée rongée par l’insomnie, je me décide à accomplir la chose.
    Loin de moi l’intention d’une propagande ou d’une morale infondée dont je ne saurais tenir un discours juste et clairement expressif. Si je rédige ces quelques mots, c’est dans le but d’un partage collectif (pléonasme mais ça sonnait bien) de mes pensées les plus diverses et certainement les plus farfelues. C’est l’occasion pour vous d’en apprendre davantage sur ma personne et l’occasion pour MOI, MOI et encore MOI, d’apprécier mon travail cérébral en constante agitation, enfin illustré sur un support digne de ce nom. Ecrire me libère et reste pour moi la meilleure des façons de s’exprimer. L’art des mots est une passion avec laquelle j’aime jouer.
Aussi, je passe outre les jugements infondés que l’on peut associer aux blogs en général, et m’autorise ce soir à céder à la tentation, celle de me libérer l’esprit. Toi qui parcours ces signes arbitrairement liés entre eux, considère ces “mots” comme un appel au débat, au questionnement, à la curiosité. Ne laisse une trace de ton passage que ceux qui ont quelque chose de, soit très fondé à raconter et ajoute une plus-value à ce qui a déjà été ennoncé ; soit de complètement dingue et immoral. J’estime qu’on ne joue pas n’importe comment avec les mots, aussi faut-il faire le choix, et savoir le faire, de la façon dont on souhaite les employer, par simple respect pour eux.
Je te souhaite, très cher lecteur, un voyage enrichissant et emplis de plaisirs dans l’univers de mes maux.

Absurde ? non.

Mercredi 8 juillet 2009 3 08 /07 /2009 10:40

Voici quelque semaines s’est tenu à Tours le procès de Véronique Courjault, accusée et condamnée pour avoir congelé ses nourrissons. Aussi atroce que puisse paraître cette actualité, il ne faut pas oublier qu’elle avait un concurrent dans l’histoire. Une femme a également été condamnée pour les mêmes faits par la Cour d’Assise des Côtes d’Armor. Retour, sauce No Way Out, sur l’actualité des aliments congelés.

Deux femmes en concurrence lors de leurs procès, l’une à Tours, l’autre à Saint Brieuc… Findus vs Picard. Et pourtant, le drame pour la bretonne, c’est que les médias n’ont parlé que de Courjault. Il est vrai que les faits ont eu lieu en Corée du Sud, et à l’heure de la mondialisation, on ne pouvait pas laisser de côté les surgelés d’importation.

Mais il faut rendre à César ce qui est à César et à Picard ce qui est à Picard.

Ces deux femmes sont aussi innovatrices : en effet, congeler un nouveau-né, mais dans des conditions décentes, c'est-à-dire, pas entre les cônes à la vanille du petit dernier qui a survécu et le poulet dominical, pourrait être une solution pour préserver des cellules souches pour d’éventuelles thérapies génies.

De plus, le froid donne une belle peau et conserve. C’est tout de même mieux que le botox.

Ensuite, alors que nous venons de vivre une période caniculaire assez poussée, mettre un bébé au frais peut lui éviter nombre de désagréments. Il en va de même bien sûr pour nos petits vieux qui éviteront ainsi tout trépas prématuré ainsi que ce fut le cas en 2003. Bien sûr, pour ces derniers, il faut prévoir des congélateurs un peu plus grands. On conseillera le modèle coffre, où le petit vieux sera dans une position allongée tout de même plus confortable que s’il était debout. Autre avantage présenté par cette méthode, pour d’éventuelles funérailles, le petit vieux à déjà son cercueil. Les droits de l’asticot ne seront bien sur pas préservés puisque le métal du coffre funéraire est un peu plus délicat à traverser que le chêne ou le sapin. Mais ne nous arrêtons pas à des problèmes d’intendance dans cette course à l’innovation.

Nous pouvons d’ailleurs avoir une pensée émue pour le voyant Jordy, plus con que gelé, qui avait eu en sa chansonnette une parole prophétique sur la congélation : « Dur, dur, d’être bébé ». Parfois, on regrette qu'il n'ait pas été congelé ce foetus vagissant ses insanités pour mémères pitoyables.

 

 

la vidéo, conseil, coupez avant la fin, j'ai eu envie de le foutre au feu le lardon

Oh, bien sûr, je vois déjà des lecteurs à l’esprit chagrin faire grise mine et moue renfrognée à la lecture de tant de cynisme, et je ne voudrais pas qu’il en soit ainsi. Aussi faudrait-il, ami lecteur, que tu acceptes que nous sommes entrés dans un nouvelle tendance de la consommation.

Tout se consomme, tout va vite, tout accélère en permanence.

Et quand nous parlions de mode : une femme âgée de 32 ans, sans travail, avait déclaré aux policiers qu'elle avait accouché seule dans sa baignoire d'un enfant mort-né. Ne sachant pas quoi faire, elle avait alors déposé le petit cadavre dans son congélateur. Ceci se passe dans la région de Metz..

 

Une nouvelle affaire Captain Igloo

 

Si cette technique de conservation se développe, c’est bien qu’il y a une raison. Plusieurs personnes ne peuvent agir de la même façon un peu partout en France si la technique était mauvaise ou ne permettait pas de garantir la préservation du steak pas encore haché.

Le bébé congelé s’insère donc, dans l’absolu, dans l’économie durable. Il se recycle. Et coûte moins cher en couche qui sont d’atroces polluants à base de plastique. Déjà que nous avions eu l’affaire du petit Grégory qui s’était suicidé en se jetant dans un sac plastique dans la Vologne. Vous savez combien de temps il faut pour qu’un sac disparaisse ? C’est 400 ans au bas mot !! le plastique n’est pas biodégradable.


Affaire Grégory, comment apprendre à nager à ses enfants pas congelés


Alors, quand des femmes décident de respecter la nature en ne jetant plus les marmots dans des sacs plastiques, voilà qu’on le leur reproche !!! Ce pays marche sur la tête. On veut une nature préservée et en même temps, quand on congèle, on en prend plein la tronche. Scandaleux !

Cependant, les deux femmes condamnées à 8 ans de placard ont-elles rompu la chaîne du froid ? Non. Les flics seuls sont coupables de cela. Les aliments de fait, ont été perdu. Je parle des autres aliments du congélateur bien sûr.

Alors, peut-être faudrait-il analyser les faits avec un peu plus de recul avant de prononcer des peines de prison qui font froid dans le dos.

Cette actualité qui nous rattrape à Metz est tout de même glaçante.

Espérons que les mamans n’ont pas attrapé d’engelures à force de jouer avec les glaçons.

Hal. Avec son anorak.

Par Quelqu'un - Publié dans : Absurde ? non. - Communauté : Encore plus d'humour
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Dimanche 10 mai 2009 7 10 /05 /2009 16:54

Je vous ai habitué à vilipender d’importance la religion et ses représentants, mais aujourd’hui, j’irai à l’encontre de ce mouvement de nerf qui parfois m’anime de mots véhéments. Je dis assez souvent que Jésus fut le plus grand économiste de tous les temps : deux planches et trois clous pour donner naissance à 2000 ans de civilisation… mais maintenant il faut aussi se rendre compte que notre cher Jésus fut aussi le plus grand Concepteur-Rédacteur, enfonçant (si j’ose m’exprimer ainsi sans extrapoler sur les mœurs inversées de l’un ou l’autre) Beigbeder bien profondément… Tant de talent et de génie en moins de 33 ans… Si à 33 ans on n’a pas marché sur l’eau, c’est qu’on a raté sa vie.

Jésus Concepteur-Rédacteur pourrait choquer les esprits chagrins et les tenants de la morale… A ceux là, j’adresse un message clair : je m’en tamponne avec force…. Il suffit de raisonner logiquement et sans la moindre dose de mauvaise foi… Une bonne campagne de pub requiert un bon concept… pour cela, il suffit de brainstormer dans une étable quelque part du côté de Bethléem, et on tombe l’idée de faire croire un truc au public. Une religion !! Pas con ! Le but de la pub est aussi de faire consommer aux cibles des choses dont ils n’ont pas besoin pour dépenser du fric qu’ils n’ont pas. La quête… le denier du culte… on se fait vite enculter si on n’y fait pas un peu attention.

Une fois le concept trouvé, il faut une mascotte. Ce n’est pas obligatoire, bien sûr, mais ça peut-être sympa. On aurait pu penser à un ours en peluche bleu mais Butagaz et les nazis y avait déjà pensé.. Un mec en pneu.. Non, c’est Michelin… Un mec sur une croix… Pas con. On trouve un leader d’opinion, une star locale ou un indigène célèbre avec une belle tronche de blondinet aux cheveux filasses pour plaire aux midinettes lectrices de Publicum, on fabrique un teasing et emballez, c’est pesé. Marie se fait mettre enceinte par le Concept Dieu, on trouve un charpentier pour l’identification de la cible, appelons le Joseph… un lardon est issu de cette gestation… Jésus. La phase de reveal du teasing est essentielle. On lui fait faire deux ou trois événementiels : transformer de l’eau en vin (panem, vinum, boursinum), il crapahute sur de l’eau avec ses Nike, il bouffe au fouquet’s de l’époque avec son team créatif (la cène et / ou Emmaüs) en compagnie de quelques témoins pour immortaliser la scène… Quelques placements de produits pour monter un 360, une comm’ multi-canal… des romains, Judas, etc.. On raconte son histoire dans un livre qui trouvera sa petite célébrité (une Bible) et le tour est presque joué.

 


Ensuite, il faut une bonne promesse, comme dans toute campagne. Une promesse à laquelle les con-sommateurs peuvent facilement croire. Un paradis, un enfer… on trouve ça autour d’un PPM… on le diffuse dans le bouquin en question dont je viens de parler… et ça fonctionne puisque le leader d’opinion est au top de sa notoriété. Il a fait marché un éclopé pour créer le télé-con…il a fait une pêche miraculeuse sponsorisée par Aigle et Mitchell…  par exemple.

De plus, comment faire en sorte que les scores de reconnaissance et d’attribution soient au top ? Il faut sacrifier le leader !! On butte jésus sur sa croix… on lui colle un suaire avec carbone pour avoir sa tronche partout  dans les succursales où le concept est vendu… Et… le leader d’opinion ressuscite. Un tombeau vide, une énigme… un mystère… d’autre canaux de comm’ : des évangiles… et tout repart vitesse grand V.

Le truc est de faire en sorte que la campagne perdure. Pour cela, on incarne le duo Jésus / Dieu dans un mec sur terre : un pape. Même si c’est une raclure (Pie XII, Benoît XVI..)… le Pape décline régulièrement la campagne lors de PPM qu’on appelle des Conciles… on joue sur les peurs, le mariage, le baptême, etc… autant d’événements hyper efficaces où le concept Dieu / Jésus est vendu par des commerciaux et des chefs de produits, des chefs de pub ultra-convaincants. Le recrutement est garantit par le séminaire…

Le truc en l’occurrence, c’est d’avoir un bon concept-store : le Vatican.

Et depuis 2000 ans… des con-sommateurs effrénés se rendent régulièrement dans les points de vente (Lisieux, Lourdes…) pour acheter des goodies, ils transmettent un produit devenu trans-générationnel… et le plus grand concept de l’histoire fonde la pub…

CQFD.

 

Hal, de retour

Par hal - Publié dans : Absurde ? non. - Communauté : Encore plus d'humour
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Dimanche 8 mars 2009 7 08 /03 /2009 00:07
Toute notre vie, nous passons notre temps à nous entourer de gens parce que l'on croît pouvoir trouver en eux des intérêts communs, ou leur soutirer certains autres intérêts. Elles entrent, puis sortent de nos aventures sans jamais réellement prévenir. Mais je vais m'attarder ici sur une frustration incessante, elle prend un malin plaisir à intervenir lorsque je me trouve éloigné géographiquement des personnes que j'aime.

Je veux bien sûr parler du manque systématique et irréprochable de nouvelles de la part de mes congénères. D'une relation quotidienne, intense, heureuse, période pendant laquelle d'ailleurs on connaît jusqu'à la marque de dentifrice nouvellement acheté par la-personne-si-si-tu-devrais-essayer-j'te-dis, nous voici comme des cons dans une situation de questionnement et de remise en cause. Son inexistence soudaine vis à vis de ma personne est-elle volontaire ? Qu'ai-je fais pour mériter pareil châtiment ? Est-il arrivé un accident ?
Au final on comprend très vite que les personnes en question ne donnent pas de nouvelles car... car...  je ne sais pas justement. Allez me trouver une réponse à ce problème vous autres. Moi je qualifie la chose d'hypocrisie. S'esclaffer d'amitié auprès de moi lorsque je suis physiquement présent, je vous en conjure, épargnez moi dorénavant. Je choisis le "seul" au "mal accompagné".
Plus d'affection vous vous éprenez pour une personne et plus votre frustration sera grande lorsque le retour ne se fera pas selon vos volontés. Egoïste, oui. Mais l'éducation et les moeurs communes inculquées à chacun de nous nous ont enseigné le droit et le devoir d'avertir autrui de nos actes et de prendre connaissance des siens de manière régulière.

Le plus pathétique dans toute cette histoire, c'est inévitablement la culpabilité révélée au grand jour de ces pêcheurs fainéants. Parce que la paresse est en conclusion l'unique obstacle à leur capacité de vous donner ne serait-ce que la moindre information les concernant. Un SMS, un mail, deux mots peuvent suffire. Triste spectacle, navrant, décevant, énervant, déprimant, flippant. Je m'arrête là, mon médecin me déconseille formellement la consommation abusive du participe présent. En plus d'être dans la faute, bien souvent, trop souvent (pour ceux qui ne le savent pas encore, le mot "souvent" n'est pas un participe présent, je peux donc l'utiliser de façon abondante, merci tout de même de vous être inquiété, VOUS !) l'ingrat nous sert en guise d'excuse des inventions ridicules et déplorables. "Je n'avais pas le temps" "J'allais justement t'appeler" "Comment ça ta pas reçu mon texto la semaine dernière ?"

Espérez tout de même, malgré tous ces événements malheureux, que ces vilains personnages vous viendront en aide lorsque dans la nécessité vous vous retrouverez. De toutes manières, le choix ne vous est pas laissé. Vous produisez l'effort pour maintenir une relation à peu près continue sur le long terme, ou vous perdrez vos "amis" et "relations". Autrefois, il était possible de partager la dernière miette de son pain avec un inconnu dans le besoin, aujourd'hui, la compassion d'autrui et la générosité passe forcément par l'effort, l'information et l'obligation de se livrer totalement. Toujours être redevable, la balance doit sans cesse être rééquilibrée, et au plus vite. Payer un restaurant à une belle inconnue l'embarrasse inévitablement, parce que l'être fragile qu'elle incarne se sent redevable, gênée, car inhabituée à la spontanéité d'un acte généreux et accompli par bonheur, non par obligation.

iWay, exigeant mais sait à quoi s'en tenir.
Par Quelqu'un - Publié dans : Absurde ? non. - Communauté : ani mots cité
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Lundi 16 février 2009 1 16 /02 /2009 20:35
Sur le chemin de la maison, se trouve un libraire. Flémard à l’idée de rentrer dans mon chez moi tout seul, où je sais pertinemment que j’y lirais pour le reste de ma soirée divers bouquins, Stratégies et autres Vendredi, je décidai de m’arrêter quelques instants chez mon moustachu préféré. J’y repère les gros titres du Monde, quelques chapeaux ma foi tout à fait attrayants. Et puis, mes petits curieux, complices comme pas deux, allèrent délicatement caresser les quelques signes d’un hors série…

Ces malheureux aiment à se glisser sur les couvertures glacées de ces plus de 80 pages… « Les politiques et l’argent », « La France et ses racines », « Les banquiers, tous des nuls »… Autant de parutions toutes plus alléchantes les unes que les autres. Des dossiers complets, instructifs et dans l’air du temps. Si je m’écoutait, je prendrais tout ! Comment choisir ? Tiens, et si je prenais « Les 100 fausses idées reçues de l’Histoire » ? Contrairement aux idées pré mâchées par le bas peuple et les défections de croyances absurdes, Napoléon n’aurait pas franchi cette fameuse montagne à cheval, Hitler ne serait pas un détraqué sexuel, les Templiers n’auraient pas de trésors caché... Cela pourrait m’être utile un peu de culture générale. Eviter de passer pur un con lors d’une soirée un peu guindée en sortant une petite référence méconnue de tous, ça fait toujours classe, et en plus, ça crédibilise.  Allez je prend ! Faite voir le prix tout de même… 6€50 !!! Ah les saloupiots, je crie scandale : « Scandale ! ». J’en ai déjà pour 5€30 dans l’autre main. Après avoir compté sur mes doits, j’en conclus que je m’en sors pour 11€80. C’est à peu près la somme qui me permet de bouffer le midi et de façon hebdomadaire si toutefois je ne fais pas le gourmand. En plein débat, avec moi-même, me vient l’idée d’acheter la chose à deux. Bah ouais, le même contenu pour deux fois moins cher. C’est dur d’en arriver là tout de même ; Les temps sont difficiles ma bonne-dame. Et puis,  peut être ne l’auront-ils plus d’ici que j’ai convaincu quelqu’un pour acheter la chose…


Que faire ? Mme. Raison et sa sœur Culpabilité me poussent à reposer le numéro. Je me délecte une dernière fois de la quatrième de couverture, ce sera toujours ça de pris, GNIARK ! Je vérifie le prix dans un dernier élan, non, je n’ai pas rêvé. Je repose l’œuvre sur son comptoir au métal froid. L’Homme devant moi prend deux hors séries, un bouquin sur Baudelaire et deux magazines informatiques en plus du Monde. Le riche ! Monsieur paie par carte, ben voyons. Moi… je sors mon billet de 10… 5€30 données à la madame, le moustachu s’étant absenté, je repars le cœur blessé, dans mon froid et ma tristesse.

Internet reste une solution, mais je ne suis pas assuré de la fiabilité des informations. Les sites officiels de la plupart de ces journaux sont payants, le contenu gratuit accessible à tous restant très basique, la res publica en personne, il est tout juste utile pour ne pas devenir complètement con. Pour le reste, il faut allonger la maille. Étudiant que je suis, compte dans le rouge, fin de mois s’annonçant difficile, je ne peux me permettre de lâcher mon billet de 20 à Msieur Barbier (L’Express).  Quelle injustice je ressens alors. 20 ans, bientôt 21 allez vous me dire (et oui), assoiffé de connaissances, je ne peux assouvir mon besoin faute de blé. Alors que l’on entend partout dire que les jeunes se désintéressent, son névrosés par des vies virtuelles sublimées, des drogues quotidiennes et des plaisirs instantanés, moi, je ne demande qu’une chose, lire. Alors bien sûr, je ne suis pas obligé de m’appauvrir de 11€80 pour accéder à cette information, seulement c’était l’occasion d’être bien informé d’un seul coup sur tout un tas de choses portant sur un même thème. Me voici contraint d’aller piocher sur le net, d’un côté .com et de l’autre .fr, pour savourer une information qui restera à jamais sur mon écran, pour laquelle je ne serais jamais certain qu’elle soit vérité, et qui disparaîtra dès que j’actionnerais d’un coup de clic la croix rouge. Triste monde.

Je n’ose même pas aller voir le prix des abonnements, je risquerais non seulement de me faire un mal de chien quant à la vue du prix exorbitant pour ne serait ce qu’un abonnement semestriel, mais en plus, par quelques méthodes ignobles de publicitaires en mal d’audience, je me mettrais en danger en me laissant tenter par ce vice en sortant ma CB.

M’en vais lire mon horoscope tient, lui au moins, il est gratuit et fiable !

iWay, privé de dessert.
Par Quelqu'un - Publié dans : Absurde ? non. - Communauté : NO COMMENT et COMMENT
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Samedi 31 janvier 2009 6 31 /01 /2009 00:31
Liste des ingrédients :

Un lèche-botte de la pire espèce ou un lèche-cul (compter 150 gr de viande désossée par convive)

Poivre vert

Un patron, un supérieur hiérarchique, un prof peut aussi faire l’affaire

Un paquet de kleenex
      
Sel, aromates


Pour réaliser un parfait lèche-fion au poivre vert, il est important d’avoir une viande de qualité. Un petit étudiant toujours affairé auprès de son prof peut être une belle opportunité. Tendre, malléable, cette viande est un peu blanche mais reste goûteuse. Un employé en CDD ou en intérim est un choix tout à fait pertinent.

Le lèche-cul est une espèce à l’obséquiosité sans nom, prévenant quand on ne lui demande rien, il est celui qui permet le fait du prince, qui permet que l’on abuse de sa personne et vous remercie au final, il est l’employé idéal, le stagiaire rêvé, l’élève parfait qui du haut de sa médiocrité crasse suçote les extrémités enseignantes espérant obtenir un retour. En voie d’apparition à l’instar du con moyen, du beauf et du cégétiste, et contrairement aux ours malheureusement, le lèche-botte affiche son incompétence, s’en vante, mais fait des ronds de jambe à son maître. Il est le petit chien que l’on exècre qui se reproduit sur nos pompes, qui officie buccalement non loin d’orifices directoriaux ou d’appendices hiérarchiquement supérieurs. L’échine courbée en permanence, sa souplesse buccale et linguistique sont sans pareil bien que parfois son haleine fétide puisse déranger l’homme de bien. Le paquet de kleenex est donc tout à fait nécessaire avant de préparer le met ; il permet de retirer les dernières gouttes et morceaux de ses élans lécheurs.

Si vous avez des difficultés pour dénerver la viande et la désosser, un membre du Medef peut tout à fait vous apporter une assistance bienveillante et experte.


Il faut donc tout d’abord cuire la bête une demi heure par livre à feu doux, sous le feu nourri de réflexions qu’il ne saisit pas. A défaut de ces philippiques assassines, son esprit flagorneur pourrait se perdre et la recette serait ratée.  Il faut simultanément s'occuper de la bête à la façon du homard et l’occire sèchement en cours de cuisson pour que la viande ne perde pas ses sucs, cela lui confère une tendreté rare. On privilégie pour ce faire un coup de clé à molette en pleine tronche ou de batte sur la nuque pour les cuisiniers n’aimant pas la contact du métal graisseux de la clé. Les meilleurs lèche-bottes au poivre vert sont à ce prix. On pourra toutefois garder la tête pour un pâté et les yeux seront judicieusement donnés au chat pour qu’il s’en divertisse. Dans le lèche-botte, rien ne se perd.

Attention ! Si vous prenez un lèche-cul, il ne faut en aucun cas en cuisiner la tête; lelèche-cul, dans ses pratiques professionnelles a la langue merdeuse, nous en avons parlé plus haut. C’est définitivement inconsommable.

Le courtisan est une viande tendre mais il peut être bien de la battre sous les coup de butoir d’une surcharge de travail qui ne sera pas refusée, cela densifie la masse musculaire et cérébrale pour qui aime la cervelle légèrement revenue à la poêle.

Ajoutez quelques aromates en cours de préparation, une demi heure avant la fin de la cuisson en général pour que leur saveur ne perde pas. Agrémentez ensuite de poivre vert à volonté en gros grains concassés, non moulus. Salez enfin.

Dressez le lèche-bottes (il en a l'habitude) sur un plateau. Cela rendra hommage au laudateur exécrable en lui rappelant son existence où la jovialité atroce et insultante de son sourire à votre égard n’avait d’égale que la vilenie intellectuelle derrière laquelle il se recroquevillait à tout instant pour vous flatter, vous pomper, et pas que l’air, vous susurrer de sa voix doucereuse que vous êtes le meilleur. La flatterie est le fait des imbéciles. 


Vos invités vous flatteront alors devant un tel met raffiné. Ce qui vous permettra d’initier un mouvement perpétuel culinaire en les cuisinant à leur tour.


Hal, disciple caché de Cyril Lignac. Très caché.


Par Hal - Publié dans : Absurde ? non.
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